Les traces du pré-sang

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 02 La fuite

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Sylvain
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MessageSujet: 02 La fuite   Dim 18 Jan - 14:21

Chapitre 2

Un brouillard épais était tombé d’un seul coup sur la ville. Tellement épais que l’on ne pouvait distinguer ses pieds. Il faisait moite et l’atmosphère de ce début aout était lourde. Au loin, on entendait des hurlements de chiens et des cris des chats, se battant dans les poubelles pour leur pitance. Cette nuit allait laisser des traces. C’était une de ces nuits ou tout semblait pouvoir arriver. Les bruits de carambolages se multipliaient, suivi des sirènes de pompier. Malgré cela le quartier restait assez silencieux. Mais cela ne dura pas, un bruit de cavalcade, amplifié par le sol pavé, commença à se rapprocher. Le silence laissant place à des cris, qui se faisait de plus en plus distincts. Jusqu’au moment, ou, un homme apparu au croisement de deux rues, il courait de manière chaotique, pieds nu et semblait au bord de l’épuisement. Il s’engagea dans la rue la plus sombre, dénuée d’éclairage. Le diable semblait le poursuivre, dans sa course, il percuta une benne à ordure, rendu invisible, autan par le brouillard que par l’obscurité. Il s’écroula au milieu d’un tas d’immondices, qui finirent par le recouvrir. Il essayait de se relever mais n’y parvenait pas glissant à chaque tentative. A bout de force, il du se résigner à resté enfoui, peinant à respirer dans l’odeur nauséabonde. Deux hommes à l’imposante carrure, armés venait d’apparaître dans la rue, il ne percevait que leur ombre, dans la faible lumière de la ruelle. Ces derniers tentait de voir quelques choses mais sans succès.

-« Comment arrive-t-il à courir aussi vite ? », s’exclama l’un des poursuivants, énervé.
-« Je ne sais pas, mais il a pris pas mal d’avance on dirait. », rétorqua le second.
Au même moment apparaissait le troisième exténué. Qui tomba violement, ses chaussures tout en cuir, glissant sur les pavés humides.
-« Ou est-il ? », demanda ce dernier agacé. Profitant des ce court arrêt pour reprendre son souffle. C’était le plus massif des trois hommes mais un embonpoint certain le ralentissait.
-« Je ne sais pas, il a du tourné plus loin. », répondit le premier. Regardant autour de lui sans succès.
-« On jette un œil ici, ensuite on prend chacun son coté et on reste en contact permanent. », proposa le second. Indiquant, à chacun de ses acolytes, la rue qu’il devait prendre.
-« De toute façon il n’en a plus pour longtemps. Il crèvera tôt ou tard. ». Ajouta son comparse, l'air satisfait, essuyant son pantalon, un ton de revanche dans la voix.
-« Oui, mais prudence, le chef veux son corps, qu’il soit mort ou vif. Qu’il n’y ai aucune fuite et que nous ne soyons en aucun cas compromis .», répondit le premier, retenant par le bras, son acolyte énervé, pour canaliser son élan. Depuis sa chute, il était tel un chien d’attaque à la poursuite de sa victime.
A ces mots, et percevant le colosse agité, le fugitif caché à quelques pas de là, trembla de tout son être, ne sachant si c’était du à la peur ou à la fièvre, ou même les deux. Il entendait tambouriner son cœur si fort, que quand ses poursuivants se retournèrent pour inspecter les alentours, il cru qu’ils l’avaient entendu. Il arrêta de respirer et ferma les yeux priant qu’il ne soit pas repéré. La sueur coulait de son front, dans de telles proportion que ses sourcils ne l’empêchait pas d’aller dans ses yeux. Ses mains étaient de plus en plus moites, à mesure que le danger se rapprochait.
L’un d’eux passa près de lui sans même prêter attention aux tas de déchets, dans lequel il s’était retrouvé caché. L’homme était tellement agité, que de sa cache le fugitif entendait, de puissants halètements et des grommellements. Heureusement l’homme semblait trop énervé pour prêter attention à un tas d’ordures. Après quelques minutes d’une recherche rendue quasi impossible par le brouillard et l’obscurité, les trois acolytes commencèrent à s’éloigner. Heureux de voir ses poursuivants passer leur chemin sans le découvrir, le fugitif se détendit et fini par s’endormir, las, épuisé par le stress et la poursuite. Le temps passa laissant place de nouveau au silence. Aucun des poursuivants ne revenant le troubler.
A quelques pas du dormeur, d’une montagne de déchets, émergea une silhouette. Elle s’approcha prudemment du fugitif, chuchota quelques mots puis le secoua, mais n’obtint aucune réponse, se penchant sur l’homme, elle vérifia si ce dernier respirait et senti un faible souffle contre son visage.
-« Hé ! Réveilles toi ! ». Dit une voix grave d’un homme, tout en le secouant par les épaules. Mais cela ne suffit pas pour le réveiller. C'est en tentant avec difficulté de le soulever, qu’il ne constata aucune réaction de sa part. Comprenant alors qu’il était trop tard et que ce dernier avait succombé. Il le laissa tomber dans les ordures puis le recouvrit, effrayé.
Au petit matin, après réflexion, il appela la police, pour prévenir qu’il avait découvert un homme mort dans les poubelles, dans l’espoir d’obtenir un petit déjeuner à l’œil en échange de sa collaboration. C’est une armée de policier qui débarqua après quelques minutes. Et à sa grande joie, l’homme eu droit à une petite collation en attendant l’inspecteur qui viendrait le questionner.
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